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Gazette
Deux assassinats ayant eu lieu à Franconville ont défrayé la chronique au cours des années 1892 et 1929.
A la fin de l'année 1892, au numéro 8 de la rue de Cormeilles, chez Mme MAISONOBE, Jules-Léon DUPALU âgé de 18 ans, serrurier à Franconville, voisin de Mme MAISONOBE, s'introduit chez elle pour y trouver de l'argent afin de régler ses dettes. Il ne trouvera rien mais surpris, il assassine à coups de couteau les parents de Mme Maisonobe, Mr et Mme COMBIER. Le jugement du 22 avril 1893 condamne Dupalu à mort. Sur les recommandations de son avocat, il signera son pourvoi en cassation. Celui-ci lui sera refusé le 20 mai.
Le 28 Juin 1893, il ira à la mort avec courage.
Voir le détail (Le sommeil des enfants)
Marcel MORICE
Le dimanche 21 avril 1929, dans son logis de Franconville, au numéro 233 de la rue de Paris, le corps de la
veuve Adèle Darlan, une septuagénaire est retrouvée le crâne fracassé. Un jeune garçon boucher, Marcel Morice, s’était présenté au numéro 233 avec de la viande à livrer, il est rapidement soupçonné. Il sera arrêté lors de sa fuite près d'Argentan dans l’Orne. Le vendredi 29 novembre 1929 il est jugé et condamné à mort. Marcel Morice est exécuté le 2 Avril 1930. Pour la dixième fois en dix sept ans, les bois de justice sont montés sous le porche de la prison Saint-Pierre de Versailles.
Voir le détail (Quelques livres de viande gâchées)
Les Deux Aveugles de Franconville
Opéra en un acte par Allain Prigent

En 1802, deux auteurs dramatiques Croizette et Château-vieux s’associèrent pour écrire une petite pièce en un acte qu’ils qualifient d’opéra, présentant quelques couplets chantés. Leur nouvelle pièce intitulée « Les aveugles de Franconville » fut jouée pour la première fois au théâtre de la Montansier-Variété le 29 avril 1802.
Ce théâtre créé par Mademoiselle Montansier inauguré le 12 avril 1790 était situé au Palais Royal à la place du théâtre des marionnettes dit les Beaujolais. Cette salle disparaît en 1806 et la Montansier construit son nouveau théâtre boulevard Montmartre inauguré le 24 juin 1807 sous le nom « Théâtre des Variétés ».
Armand Croizette 1766-1841 était un auteur dramatique. Régisseur de théâtre, ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIX° siècle : théâtre de la Gaîté, théâtre des Variétés … Armand François Chateauvieux né en 1770 décédé en Belgique entre 1819 et 1833 était un écrivain et auteur dramatique. Ses pièces ont été représentées au théâtre des Variétés et au théâtre de l’Ambigu-Comique. Il sera condamné au bagne de Brest de 1803 à 1811 pour « faux en écriture ». Bonapartiste, il s’exile après la publication « l’Ambition de Napoléon dévoilée » pour éviter la prison. Tous deux s’associèrent pour la musique de cet opéra avec Louis-Sébastien Lebrun. Lebrun 1764-1829 est un chanteur ténor d’opéra et compositeur français. Nous lui devons des musiques de plusieurs opéras ainsi que les musiques de chansons, messes et ariettes.
Origine de cette histoire.
Un écrivain suisse, Genevoix du nom de Vernes, conte l’histoire dans son livre « Voyageur sentimental en France sous Robespierre » Ce qui le situe en 1794.
Vernes fait parcourir un voyageur anonyme à travers toute la France et le fait passer un beau matin par Franconville. Voici ainsi le résumé de ce récit :
Notre voyageur pénètre chez un perruquier de Franconville. Lorsqu’il fut entre ses mains, il entendit le son de deux voix qui s’accompagnaient à la guitare. Le son venait du jardin de son hôte, émerveillé, il s’informe sur les chanteurs. Ce sont deux aveugles de naissance, une fille de seize ans Cécile et un garçon de dix-huit ans Antonin, réunis dès leur enfance pour se distraire, rapprochés par le malheur. Leur mariage devait avoir lieu dans un an et tout le village de Franconville s’intéressait à leur destinée.
Le voyageur interroge les proches sur leur état et la cécité semble incurable. Il décide de les faire examiner par un habile oculiste de Paris. Après examen la jeune fille Cécile seule trouvera la vue, Antonin, le garçon restera aveugle. Antonin et Cécile consentirent a voir la lumière l’un sans l’autre, ou plutôt , l’un pour l’autre. Cécile subit l’opération qui réussi parfaitement. Ses yeux parvinrent à découvrir les beautés de la nature, mais envers Antonin trompée dans son attente, elle lui conserva sa tendresse. Ils se marièrent quoique les parents de Cécile lui souhaitaient un autre époux. Souvent elle le conduisait au lever du soleil sur les hauteurs de Franconville et tachait de lui expliquer les sensations, les premiers rayons du jour, le murmure des eaux.
Cette histoire touchante a inspiré deux auteurs dramatiques. Sauf pour le dénouement, les auteurs de la pièce suivent d’assez près le canevas tracé par Vernes. Là au contraire, notre oculiste opère en un tournemain les deux aveugles et leur rend la vue à tous les deux, à la plus grande satisfaction des spectateurs.
Source : André Vaquier, les deux aveugles de Franconville.


















