![]() |
Les news (Menu blog) et Flash (Menu Liste) ont des liens vers des articles. Seuls les articles |
Gazette
Les Deux Aveugles de Franconville
Opéra en un acte par Allain Prigent

En 1802, deux auteurs dramatiques Croizette et Château-vieux s’associèrent pour écrire une petite pièce en un acte qu’ils qualifient d’opéra, présentant quelques couplets chantés. Leur nouvelle pièce intitulée « Les aveugles de Franconville » fut jouée pour la première fois au théâtre de la Montansier-Variété le 29 avril 1802.
Ce théâtre créé par Mademoiselle Montansier inauguré le 12 avril 1790 était situé au Palais Royal à la place du théâtre des marionnettes dit les Beaujolais. Cette salle disparaît en 1806 et la Montansier construit son nouveau théâtre boulevard Montmartre inauguré le 24 juin 1807 sous le nom « Théâtre des Variétés ».
Armand Croizette 1766-1841 était un auteur dramatique. Régisseur de théâtre, ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIX° siècle : théâtre de la Gaîté, théâtre des Variétés … Armand François Chateauvieux né en 1770 décédé en Belgique entre 1819 et 1833 était un écrivain et auteur dramatique. Ses pièces ont été représentées au théâtre des Variétés et au théâtre de l’Ambigu-Comique. Il sera condamné au bagne de Brest de 1803 à 1811 pour « faux en écriture ». Bonapartiste, il s’exile après la publication « l’Ambition de Napoléon dévoilée » pour éviter la prison. Tous deux s’associèrent pour la musique de cet opéra avec Louis-Sébastien Lebrun. Lebrun 1764-1829 est un chanteur ténor d’opéra et compositeur français. Nous lui devons des musiques de plusieurs opéras ainsi que les musiques de chansons, messes et ariettes.
Origine de cette histoire.
Un écrivain suisse, Genevoix du nom de Vernes, conte l’histoire dans son livre « Voyageur sentimental en France sous Robespierre » Ce qui le situe en 1794.
Vernes fait parcourir un voyageur anonyme à travers toute la France et le fait passer un beau matin par Franconville. Voici ainsi le résumé de ce récit :
Notre voyageur pénètre chez un perruquier de Franconville. Lorsqu’il fut entre ses mains, il entendit le son de deux voix qui s’accompagnaient à la guitare. Le son venait du jardin de son hôte, émerveillé, il s’informe sur les chanteurs. Ce sont deux aveugles de naissance, une fille de seize ans Cécile et un garçon de dix-huit ans Antonin, réunis dès leur enfance pour se distraire, rapprochés par le malheur. Leur mariage devait avoir lieu dans un an et tout le village de Franconville s’intéressait à leur destinée.
Le voyageur interroge les proches sur leur état et la cécité semble incurable. Il décide de les faire examiner par un habile oculiste de Paris. Après examen la jeune fille Cécile seule trouvera la vue, Antonin, le garçon restera aveugle. Antonin et Cécile consentirent a voir la lumière l’un sans l’autre, ou plutôt , l’un pour l’autre. Cécile subit l’opération qui réussi parfaitement. Ses yeux parvinrent à découvrir les beautés de la nature, mais envers Antonin trompée dans son attente, elle lui conserva sa tendresse. Ils se marièrent quoique les parents de Cécile lui souhaitaient un autre époux. Souvent elle le conduisait au lever du soleil sur les hauteurs de Franconville et tachait de lui expliquer les sensations, les premiers rayons du jour, le murmure des eaux.
Cette histoire touchante a inspiré deux auteurs dramatiques. Sauf pour le dénouement, les auteurs de la pièce suivent d’assez près le canevas tracé par Vernes. Là au contraire, notre oculiste opère en un tournemain les deux aveugles et leur rend la vue à tous les deux, à la plus grande satisfaction des spectateurs.
Source : André Vaquier, les deux aveugles de Franconville.
Inondation rue de L’Ermitage du 4 juin 1973 
Jusque dans les années 1965, un fossé, qui suivait une partie de la nationale N°14 collectait les eaux, pour les rejeter dans le lac d’Enghien. Il recevait notamment celles d’un petit fossé, qui lui recueillait les eaux de ruissellement du trop plein des mares. Chaque automne un curage régulier était nécessaire, afin de ne pas inonder le riverain le plus bas. Cela n’empêchait rien lors de gros orages. Chaque hiver et printemps, les pompiers étaient souvent sollicités et ce riverain était contraint de conserver la pompe quelques jours.
C’est en 1973, qu’eut lieu le plus gros des dégâts.
Voici comment «Le Parisien Val d’Oise matin», relatait l’événement.
Les pluies de ces derniers jours, et plus particulièrement celles de la nuit du vendredi au samedi, qui ont redoublé de violence, ont causé d’importants dégâts à plusieurs pavillons, rue de l’Ermitage, à Franconville.
Des tonnes de sable, en provenance de l’autoroute A15, en construction, ont été entraînées par le ruissellement des eaux. Faisant des barrages en certains endroits, obstruant les regards d’écoulement et caniveaux alimentant le ru à ciel ouvert sur la RN 14. C’est donc près d'un mètre d’eau qui a envahi des pavillons en rez-de-chaussée, notamment Chez M. et Me Metz. Et c’est par miracle qu’il n’y ait pas eu de victime. Prince, le chien de M. Kutelmach, par ses aboiements, a donné l’alerte, sauvant ainsi la petite Sandrine Capelier, qui dormait dans son lit de toile.
Les sapeurs pompiers de Franconville ont mis plusieurs pompes en action pour faire évacuer l’eau. Les services de la voirie alertés ont fait le nécessaire auprès des Ponts et Chaussées, car il se pose le problème aux riverains de la rue de l’Ermitage, qui se trouve être la limite séparative des communes de Sannois et Franconville, et ce n’est que fort tard dans la soirée que la rue de l’Ermitage a été rendue à la circulation, après enlèvement de tonnes de sable.
Point de vue des riverains
De fait, dans la nuit le chien de M. Kutelmach réveille ses maitres par ses gémissements. Que se passait il ? Nous découvrons le sous-sol, de plein pied avec le jardin, envahi par de l’eau boueuse. Le jardin sur l’arrière est couvert de 20 centimètre d’eau jaunâtre ?
Pour les voisins au-dessus qui vivaient dans un sous-sol, en partie enterré, les dégâts étaient pires. En outre, leur bébé dormait dans une pièce ce sous-sol. C’est leur petit chien hurlant à la mort qui réveiller le papa qui en se levant se trouve dans quarante centimètres d’eau.
D’autres habitants constatent, que les sous-sols, les habitations de plein pied et les jardins sont envahis par de l’eau boueuse et jaunâtre. D’où venait cette eau ?
La déviation de la RN 14, future A15, était en construction et toutes les précautions n’ont pas été prises afin de canaliser l’eau du chantier. Lors du gros orage de la nuit du vendredi au samedi 1er juin 1973, l’eau et les terres ont envahi les terrains situés en contrebas et la rue de l’Ermitage, avec des dégâts plus importants pour la rue.
![]() |
![]() |
Sources Le Parisien du 4 juin 1973. Site et documents personnel de Y. Kutelmach.
Jacques et François PORTEFAIXla Bête du Gévaudan
Jacques PORTEFAIX, cousin du prêtre de Franconville François PORTEFAIX, reposa à Franconville.
Par son courage, il s’est illustré dans un fait divers, face à la Bête du Gévaudan, sa vie en a été changée !
Le Journal de François n'a pas l'habitude de relater les faits divers, mais impossible de faire autrement pour évoquer Jacques Portefaix, mort à Franconville en 1785. En effet, il a connu la célébrité en combattant la fameuse "Bête du Gévaudan" !
Reprise ci dessous, de l’article publié le 21 mars 2021 :
Jacques Portefaix repose à Franconville :
son courage face à la Bête du Gévaudan a changé sa vie !
Tout le monde a déjà entendu parler de la Bête du Gévaudan qui a semé la terreur, auprès des habitants de Lozère entre 1764 et 1767. Pendant trois ans, le journal local ("Courrier d'Avignon") mais aussi le national ("Gazette de France de France ") ont tenu en haleine leurs lecteurs en narrant toutes les attaques de l'animal, les révélations concernant cette bête qui serait un loup, un loup-garou ou bien même un tueur en série ! Rumeurs et fausses informations ont rapidement circulé ! Même à l'étranger, certains journaux ont relaté cette traque de la bête.
Cela se terminera en 1767 lorsque la bête – un loup – fut finalement abattu par un paysan, Jean Chastel qui a reçu une gratification bien méritée. La Bête du Gévaudan sera même transportée ensuite à Paris pour la présenter au roi Louis XV.

Depuis cette date, de nombreux livres ont été publiés sur cet événement qui a inspiré de très nombreux auteurs et une série Netflix est même en préparation !
Après ce long préambule nécessaire, revenons àJacques Portefaix ! A l'âge de 13 ans, il était en compagnie de ses copains lorsque le groupe a été attaqué par la Bête du Gévaudan dans la commune du Villaret, en Haute-Loire. L'animal a pris dans sa gueule le bras d'un de ses copains.
« Un des enfants suggère de prendre la fuite pendant que l'animal est occupé, mais le jeune Jacques André Portefaix les incite à secourir leur compagnon. Ralentie par la nature du terrain, la Bête est rejointe par les enfants qui tentent de l'atteindre aux yeux à l'aide de lames fixées sur leurs bâtons. Portefaix et ses amis parviennent à lui faire lâcher prise et à le tenir à distance. À l'arrivée d'un ou plusieurs hommes alertés par les cris, la Bête s'enfuit dans un bois voisin » indique-t-on sur la page Wikipédia consacrée à la Bête du Gévaudan.
Sa bravoure sera alors récompensée par Louis XVqui va prendre en charge financièrement son éducation. Fils d'agriculteur, il bénéficiera donc d'un coup de pouce royal ! Ainsi Jacques est admis chez les Frères de la Doctrine Chrétienne ou Frères Ignorantins, de Montpellier puis intégrera à 17 ans l'école du Corps Royal d'artillerie. Par la suite, il deviendra lieutenant sous le nom de Jacques Villaret et effectuera la majeure partie de sa carrière à Besançon.
En 1780, il devait rejoindre les États-Unis afin de se joindre à l'armée américaine qui luttait pour son indépendance face à la couronne britannique mais sa compagnie restera au Havre.
Après cette vie bien remplie, c'est à Franconville qu'il terminera sa vie.En effet, il rejoint en 1785 son cousin curé à la paroisse Sainte Marie-Madeleine pour quelques jours de repos. C'est là qu'il tombera malade.
Sur le blog "betedugevaudantruehistory", sa fin de vie à Franconville nous est révélée :
« Le 12 août, en pleine possession de ses moyens intellectuels, pouvant encore bien penser et écrire, mais sentant sa fin proche, il fit venir plusieurs témoins accompagnés du notaire Guillaume Robert Bouju afin de leur communiquer ses dernières volontés et de rédiger son testament. Par ce biais, il léguait ses maigres biens (il mourrait pauvre, tout aussi pauvre que lorsqu'il était petit berger en Margeride) à son frère Jean-Joseph Portefaix qui avait bien mieux réussi que lui puisqu'il était bourgeois à Paris et vivait rue de Grenelle-Saint-Honoré au n°20, à l'Hôtel de l'Empereur d'Allemagne. Ce quartier était proche du Louvre et cette rue était comme par hasard particulièrement connue d'une certaine élite de la société de Franconville-la-Garenne. On y trouva bon nombre de célébrités comme Jean-Jacques Rousseau (protégé au Temple par le Grand Maître, le Prince de Conti, duc de Mercoeur en Gévaudan) qui vécut aussi un temps à Montmorency, non loin de Franconville, et qui était aussi l'une des relations du fantasque comte d'Albon (descendant direct des grands dignitaires de l'Ordre du Temple), impérialement installé Franconville-la-Garenne.
Le 14 août 1785, Jacques Portefaix du Villeret de Chanaleilles, est donc décédé dans la chambre du second étage du presbytère de la paroisse Sainte Marie-Madeleine de Franconville. Il fut inhumé le lendemain dans le petit cimetière tout proche de l'église, qui n’existe plus de nos jours. »
Jacques Portefaix repose donc à Franconville après une vie marquée par cet épisode de jeunesse avec la Bête du Gévaudan.
Site Journal de François https://www.journaldefrancois.fr/
- La biographie complète de Jacques Portefaix
- Page Wikipédia consacrée à la Bête du Gévaudan








